Dialogue de Caux sur la terre et la sécurité
Lundi, 17. décembre 2012
Author: 
Luc Gnacadja, Secrétaire exécutif de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification
Luc Gnacadja, Secrétaire exécutif de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification

Certaines des personnes les plus compétentes et les plus dévouées au monde se consacrent au développement économique, à l'environnement ou encore à l'édification de la paix et à la résolution des conflits. D'ordinaire, ces objectifs sont promus séparément, alors que souvent, ils peuvent seulement être atteints ensemble.

Cette idée a été explorée et développée pendant cinq ans au Forum de Caux pour la Sécurité humaine. Elle se révèle particulièrement exacte dans les lieux où l’aridité ou l’appauvrissement des terres met les populations à l’épreuve.

 Plus de 75% des conflits mondiaux surviennent dans des zones arides, qui ne concentrent pourtant que 35% de la population mondiale. Nombreux sont ceux qui sont conscients de l’avancée rapide de la désertification. En revanche, il y en a peu qui réalisent qu’en employant des techniques simples, des terres perdues peuvent redevenir durablement fertiles, accroissant ainsi la sécurité alimentaire. En outre, une gestion améliorée des terres mondiales pourrait potentiellement réduire d’un tiers le changement climatique planétaire d’ici 2030.

La restauration de terres peut mener à l’édification d’une paix durable, localement et globalement. Inversement, la paix constitue un prérequis à la restauration de terres. Les changements d’attitude, de comportement et dans les relations humaines représentent les clés du succès pour atteindre ces deux objectifs.

Le Dialogue de Caux sur la terre et la sécurité est organisé par Luc Gnacadja, Secrétaire exécutif de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification, ainsi que Mohamed Sahnoun, Président du Forum de Caux pour la sécurité humaine.

Du 7 au 11 juillet 2013, cette rencontre rassemblera des personnalités majeures des secteurs public, privé et à but non lucratif, de même que de jeunes professionnels et des militants issus du peuple, pour combler le fossé entre la compréhension de ce qui est possible et les réalités du terrain. Elle vise à:

  • approfondir les rapports entre l’appauvrissement des terres et la sécurité humaine;
  • examiner le potentiel d’investissement dans la restauration de terres et l’édification de la paix, comme voies vers la sécurité alimentaire;
  • partager les leçons tirées et les meilleures pratiques pour restaurer durablement des terres, y compris le rétablissement de la confiance entre des communautés divisées;
  • faire découvrir aux participants certaines ressources de formation disponibles dans ce domaine;
  • instaurer la confiance nécessaire à une politique, à une collaboration efficace et aux partenariats « terre-paix ».
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