CATS 2018: Jour 3 + 4
Mises à jour CATS de l'équipoe MEOW
Samedi, 4. août 2018

CATS 2018: Jour 3 et 4

La journée nationale suisse

 

 

Les résidents de Caux ont été réveillés par un réveil très spécial hier matin, marquant encore une fois la journée nationale suisse célébrée pendant la conférence CATS. Selon la tradition de Caux, une fanfare a joué de la musique à six heures du matin, pour le plaisir des résidents qui, pour la plupart, dormaient encore !

La journée nationale suisse était représentée dans tout le bâtiment, avec une salle à manger décorée, des beignets au chocolat portant le drapeau suisse pour le petit-déjeuner, et une fondue pour le dîner. Nous avons passé la soirée à la montagne, où tout le monde a pu danser au son de la musique et profiter du feu d'artifice lancé des bords du lac !

Cette date commémore la signature de la Charte Fédérale de 1291. Cette charte a uni les trois cantons alpins en une confédération, considérée comme la fondation de la Suisse que nous connaissons aujourd'hui.

 

Bibliothèque humaine

Nous aimons tous les histoires. Les histoires peuvent nous changer et nous transformer. Nous aimons aussi les bons livres. Certains d'entre nous adorent les livres imprimés, d’autres aiment lire des livres en ligne et d’autres préfèrent écouter des livres en ligne. Et si je vous disais qu’il est possible de lire un « livre humain » ? Oui ! De vrais êtres humains racontant des histoires du fond du cœur, partageant leurs plus profondes inquiétudes, les difficultés qu’ils ont dû  surmonter, ce qu'ils ont appris et leurs espoirs pour l’avenir. Ici, à CATS, c'est notre type de livre préféré.

 

 

Il y avait autour de 20 « livres humains » à la Bibliothèque Humaine de CATS aujourd'hui. Chacun avec une histoire unique en rapport avec le thème de cette année : À l’abri des violences – créons un monde sûr pour les enfants. L'activité a commencé avec Nichole Ruiz et Soleil Doering, qui ont partagé l’histoire de leur engagement avec le PEACE Project contre les intimidations, créé en Floride, aux États-Unis. Sarah Silins, avocate américaine pour la jeunesse, a raconté  comment le manque d’une convention pour les droits des enfants aux États-Unis affecte les jeunes qui finissent par aller en prison après avoir été jugés, bien souvent, dans des cours de justice destinées aux adultes. Matilda Brookes-Jones, âgée de dix ans et originaire du Royaume-Uni, a raconté comment elle avait été victime d’intimidations à l’école et comment elle l'a surmonté avec le soutien de sa mère.

Les participants ont pu partager ce qu'ils ont appris et ce qu'ils pensaient des livres qu'ils ont pu « lire ». Peter Stolanov, âgé de huit ans et originaire de Bulgarie, a déclaré qu'il avait appris à éviter et à corriger les erreurs qu'il pouvait commettre dans la vie de tous les jours.

 

Les phantômes du jour - Les bénévoles

 

 

Après la Seconde Guerre mondiale, l’ancien Grand Hôtel avait perdu sa splendeur et se trouvait en bien mauvais état après le passage de tant de personnes. Il appartenait à une banque locale qui souhaitait le vendre et un diplomate originaire de Genève, Philippe Mottu, fit une offre conjointement à un petit groupe de Suisses. Leur vision était que « Si la Suisse avait été épargnée par la guerre, notre tâche sera de trouver un endroit où les Européens, déchirés par la haine, la souffrance et les ressentiments, pourront se rencontrer. Caux est cet endroit. »

Il aura fallu 95 donateurs suisses individuels pour pouvoir atteindre le montant de 450 000 francs, demandé comme premier acompte le 1er  juillet 1946. Des donations en nature telles que meubles ou tapis arrivèrent également de toute la Suisse pour aider à remettre à neuf l'ancien palace.

Pendant six semaines, une équipe de bénévoles internationaux travailla de manière acharnée jour et nuit sous la supervision de l’ingénieur suisse Robert Hahnloser et de son adjoint, l'architecte hollandais Jap de Boer, pour réparer l'intérieur de la maison. Le 9 juillet 1946, le premier repas cuisiné dans la toute nouvelle cuisine fut servi à 150 invités. Durant l’été 1946, 3 000 personnes visitèrent le nouveau centre de conférences de Caux. Des dortoirs furent installés et certains des participants furent répartis dans des hôtels voisins.

C'est ainsi qu’a été fondé le Caux Palace que nous connaissons aujourd'hui, et le Caux Forum dépend toujours fortement de la contribution des bénévoles, même aujourd’hui !

 

 

Encore des ateliers, groupes communautaires et...on s'amuse!

 

 

Journée de jeux

 

 

Ce matin, avant de profiter d’un après-midi libre, tous les groupes communautaires se sont rassemblés pour jouer ensemble. Ces jeux nous ont aidé à réaliser qu’une communauté peut s’approprier un jeu et s’amuser, créant un lien entre les personnes en faisant partie.

Nous avons joué, en alternance, à mettre des cartes dans le bon ordre et à créer en équipe l’ombre la plus longue possible, pour finir par une attaque surprise à l’aide de ballons à eau qui a rafraîchi tout le monde. Cela nous a montré à quel point on peut apprendre de précieuses leçons tout en jouant.

 

A big thank you goes to the organisers, Shawn and his team from Australia!

 

CATS France

CATS France a voulu partager l’esprit de CATS en abordant le sujet du décrochage scolaire et les manières d’aborder ce problème. Cela a été l’occasion de trouver des solutions et de partager nos points de vue sur le plaisir d’apprendre ensemble.

CATS France a réuni 70 personnes, plus de la moitié des jeunes de plus de 10 ans. Les 10 et 11 mars 2018, nous nous sommes réunis afin que les jeunes, ainsi que les adultes, puissent s’exprimer. Au programme : groupes communautaires, bibliothèque humaine, ateliers d’expression, jeux coopératifs et une soirée conviviale.

La participation n’était pas limitée aux étudiant-e-s, parents et enseignant-e-s étaient également présents. Notre principal objectif était d’identifier les causes du décrochage scolaire et de discuter des solutions. 

Nous avons pu partager nos expériences dans le domaine des structures mises en place pour aider les jeunes, et toutes les magnifiques initiatives des jeunes et des adultes, pour quitter CATS France armés de nos propres solutions. Je crois qu’il y a eu une prise de conscience chez tout le monde, en particulier lors de la bibliothèque humaine où nous avons passé des moments riches en émotions.

Enfin, enfants et adultes ont pu travailler ensemble dans un endroit où la parole de tous est écoutée. J’ai réalisé que certains jeunes n’avaient pas l’habitude de faire entendre leur voix et d’être écoutés, d’où l’importance de diffuser la mission de CATS à travers le monde.  Nous avons pu créer un lien réel et établir une véritable solidarité avec les participant-e-s, et tout cela dans la bonne humeur.

Les différentes propositions ont été soumises à Madame Geneviève Avenard, défenseure des droits des enfants en France, dans une réunion mi-avril. Cette expérience a permis aux participant-e-s de se montrer plus ouvert-e-s d’esprit et d’essayer de comprendre tout en respectant chaque personne. Elle ouvre également la voie à de futurs partenariats entre les participant-e-s de cette conférence.

 

 

X